Association GERES

La Solidarité climatique reconnue comme enjeu national et international au One Planet Summit

Intervention Laurence Tommasino One Planet Summit

 

Au lendemain du One Planet Summit organisé par l'Elysée pour faire émerger des solutions de financement au service de la lutte contre les changements climatiques, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a tenu une conférence de haut niveau sur la Solidarité climatique. En tant que porteur de cette cause depuis de nombreuses années, le GERES a été convié à participer à ce colloque à travers la participation de sa déléguée générale, Laurence Tommasino.

Le GERES a porté la voix des acteurs locaux

Lors de son intervention, Laurence a tenu à dire sa fierté de pouvoir représenter les ONG de terrain sur ce panel et a parlé d'une belle reconnaissance du travail qui est mené tous les jours avec les acteurs locaux pour engager les territoires dans la Solidarité climatique. Elle a rappelé que le GERES intervient à l'international avec un double objectif : améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables et préserver notre environnement. Le lien entre l'énergie, qui est notre cœur de métier, et le climat apparaît depuis longtemps comme une évidence. Nos collègues et partenaires, présents au quotidien sur nos terrains d’intervention  peuvent en effet témoigner des conséquences des changements climatiques qu'ils constatent déjà et qui creusent les inégalités. La question de la Solidarité climatique est donc un axe central de l'action du GERES et elle fait aujourd'hui partie intégrante de notre projet associatif.

Une plateforme pour engager la société civile

En 2017, nous avons décidé de donner plus d'ampleur à la cause de la Solidarité climatique en en faisant un mouvement citoyen. L'objectif est, d'une part, d'encourager chacun à s’engager, ici, dans une vraie transition sociétale à travers une série de bonnes pratiques et avec l'aide des puissances publiques et des entreprises, pour aller vers une "sobriété choisie". Par ailleurs, il s'agit de les inviter à accompagner l'adaptation et le développement bas-carbone des pays les plus vulnérables à travers des dons solidaires. Une plateforme digitale sera bientôt dévoilée pour permettre la concrétisation de ce double engagement.

Des projets locaux à financer

L’action "Collines 2040" a permis d’illustrer la mobilisation des collectivités locales au Bénin pour s'adapter aux changements climatiques et conduire un développement de territoire qui soit climato-compatible. Dans la même optique, notre déléguée générale a présenté l’exemple des zones d’activités électrifiées développées par le GERES en Afrique de l’Ouest et qui constituent une réponse adaptée et reproductible. Celle-ci s’inscrit parfaitement dans la recherche de solutions tournées vers un développement économique indispensable et qui reste dans une trajectoire bas-carbone.

Ces exemples de projets ont été l'occasion d’illustrer l'importance d’accroître les financements dédiés à l'adaptation et, notamment, la nécessité de sortir d’une logique d’États pour une plus forte capacité d’implication des acteurs locaux qui mettent en place, sur leur territoire, des stratégies d'adaptation et d'atténuation à échelle humaine. Un appel qui rejoint les recommandations de l’association Climate Chance qui demande que l'accès aux fonds climat soit facilité pour les associations, les collectivités locales, les petites villes et les femmes, au plus près du terrain.

Les pays du Sud, les moins émetteurs, sont aussi les plus vulnérables aux changements climatiques. Ils comptabilisent des besoins de financements bien supérieurs aux montants aujourd’hui rendus accessibles. Il est donc urgent de revoir les priorités afin d’aller au bout de la Solidarité climatique que nous sommes de plus en plus nombreux à soutenir et à défendre, ici et partout.

 

Visionnez la conférence sur la solidarité climatique du 13 décembre dans son intégralité