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Communiqués de presse
La dynamique est du côté de l'Afrique
Aubagne, le 27 avril 2012 – Du 18 au 20 avril dernier, l’Ethiopie accueillait à Addis Ababa le quatrième forum africain du carbone pour faire le point sur les perspectives de développement vert et faible en carbone sur le continent africain. Le GERES, qui travaille sur de nombreux projets de développement propre en Afrique de l’Ouest, a été invité à venir partager son expertise dans le cadre d’une journée d’ateliers avec les experts du secteur.
Un marché réglementaire de plus en plus morose
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Les acteurs du marché du carbone avaient quitté le dernier Forum Africain organisé à Marrakech en juillet 2011 sur une note un peu morose en raison des nombreuses incertitudes qui pesaient à l’approche de la 17ème Conférence des Parties à Durban. Tous s’interrogeaient sur l’avenir du protocole de Kyoto, lequel a finalement été prolongé dans l’attente d’un nouveau cadre à définir en 2015. L’Union Européenne avait d’ores et déjà annoncé qu’elle continuerait, dans le cadre de son système d’échange de permis d’émission interne (EU ETS), à accepter les crédits à condition qu’ils soient générés dans les Pays les Moins Avancés (PMA). Cette condition est depuis une source d’inquiétude pour tous les pays intermédiaires qui ont jusqu’à fin 2012 pour vendre leurs crédits aux pays européens dans le cadre du marché réglementé.
Cette année, de nombreuses sessions du Forum étaient d’ailleurs consacrées à l’effondrement du cours des crédits carbone sur le marché réglementé. L’optimisme reste en revanche de mise sur le marché volontaire malgré la crainte que celui-ci se retrouve inondé par les crédits certifiés qui ne trouveraient plus leur place sur le marché réglementé ainsi que par les nouveaux crédits issus de projets agricoles et de foresterie.
L’Afrique rattrape peu à peu son retard sur les marchés du carbone
Les perspectives sont en tout cas au beau fixe sur le continent africain qui intéresse de plus en plus les investisseurs. L’Afrique représentait jusqu’à présent moins de 2% du volume de crédits carbone générés dans le monde mais le changement de cap de l’Union Européenne est en train de changer la donne : les PMA africains sont au centre des enjeux.
En effet, de nouvelles initiatives qui permettront de dynamiser le développement propre sur le continent sont en train d’émerger. Les Nations Unies ont par exemple décidé de lancer un nouveau régime de prêts à taux zéro pour aider les pays en développement à préfinancer leurs projets. Ces aides, plafonnées à 100.000 dollars, débuteront cette année. Parallèlement, la CDC Climat, en partenariat avec la Banque Ouest Africain de Développement (BOAD) et Proparco (groupe Agence Française de Développement), a annoncé le lancement d’un Fonds Carbone dédié à l’Afrique. Doté d’un montant initial de 45 millions d’euros, il comprend un mécanisme d’assistance pour soutenir les opérateurs dans le montage technique de leurs projets.
Ces initiatives devraient impulser une réelle dynamique verte en Afrique et permettre au continent de rattraper une partie de son retard dans le domaine des énergies propres.
Le GERES, confiant sur la qualité de ses programmes en Afrique de l’Ouest
Swan Fauveaud, la responsable de l’Unité Climat du GERES, était invitée à participer à un atelier d’experts en amont du Forum. Organisée conjointement par les Nations Unies et la Banque Mondiale, cet atelier sur la « promotion des énergies à faible consommation de carbone en Afrique à travers la finance carbone » était l’occasion pour le GERES de parler de ses projets en cours en Afrique de l’Ouest et de ses objectifs de diffusion de foyers améliorés urbains dans des conditions justes et transparentes pour les porteurs de projets locaux. « De plus en plus d’acteurs se positionnent sur les programmes d’activités de foyers améliorés en Afrique » a constaté Swan Fauveaud à son retour du Forum. « Par ailleurs, les institutions locales sont de mieux en mieux formées sur ces questions. C’est très encourageant pour la suite ».
Le GERES accueille donc ces avancées avec optimisme mais n’oublie pas que ses projets, avant d’être des projets carbone, sont des projets de développement avant tout. L’amélioration des conditions de vie des populations doit être au cœur des objectifs. Tout est donc mis en œuvre pour que des programmes de qualité émergent en Afrique de l’Ouest dans un cadre juste, transparent et régulé.
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Contact Presse :
Mathieu GRAPELOUP
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