Jour de la Terre 2026 : changeons de regard sur la sobriété pour imaginer un monde nouveau !
Le 22 avril 2026, le Jour de la Terre invite citoyen·nes, collectivités, associations, entreprises et établissements scolaires à se mobiliser autour d’un thème essentiel : la sobriété. Qu’elle soit comportementale, matérielle, numérique, énergétique ou collective, la sobriété n’est pas une privation : elle est une libération. Libération d’un modèle insoutenable qui fait rimer possession avec bonheur. Elle nous offre la possibilité de vivre autrement : plus légèrement, plus intensément, plus en harmonie avec ce(ux) qui nous entoure.
Acteur engagé de longue date pour une transition énergétique sobre et juste, le Geres appelle à reconnaître ce choix de créer un nouveau lendemain durable, où le bonheur ne se paie pas par l’épuisement des ressources.
à propos du Jour de la Terre
Créé en 1970 aux États-Unis par le sénateur américain Gaylord Nelson, le Jour de la Terre a fait rayonner tout au long de l’année des initiatives environnementales à travers le pays. À partir des années 90, le mouvement s’est internationalisé et les citoyen·nes de plus de 130 pays ont célébré la Terre le 22 avril 1990 à travers des plantations, des actions dans des écoles, des concerts, des manifestations, des activités de collecte et de recyclage.
C’est à cette date que le Jour de la Terre est arrivé en France. Cette année-là, des milliers d’activités ont été organisées et une participation sans précédent a pris racine aux quatre coins de l’hexagone. Jusqu’à la COP21, il s’agissait de la mobilisation environnementale la plus importante du pays !
Depuis 2021, le Geres pilote le Jour de la Terre en France et ainsi fédère, encourage et promeut les initiatives menées le 22 avril.
La sobriété, une révolution douce face à l’urgence climatique
Nous vivons aujourd’hui bien au-delà de ce que la planète peut supporter. Si toute l’humanité consommait comme les Français, il faudrait 1,75 planète pour subvenir à nos besoins. Chaque année, le Jour du dépassement mondial arrive plus tôt : en 2025, dès le 24 juillet, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an.
Cette surconsommation a des conséquences majeures :
- une chute de 69 % de la biodiversité mondiale depuis 1970,
- plus de 100 milliards de tonnes de ressources naturelles extraites chaque année, dont seulement 8,6 % sont recyclées,
- des émissions de gaz à effet de serre toujours trop élevées, notamment liées à l’énergie, aux transports, à l’alimentation et au numérique.
Face à ces constats, les seules innovations technologiques ne suffiront pas. Le changement doit aussi venir de nos usages, de nos organisations collectives et de nos choix de société.
La sobriété est la seule réponse réaliste et adaptée à l’urgence climatique qui fait rage, loin d’être synonyme d’être privation, le Jour de la Terre décide d’en faire une révolution douce.
« Elle invite à se demander ce que l’on produit, pour répondre à quels besoins, et à quel coût environnemental, social et économique » explique Baptiste Harbonnier, expert Consommation responsable à la Direction Économie circulaire de l’ADEME.
Changer de regard sur la sobriété
Cette révolution douce agit en silence et en profondeur, elle nous demande d’imaginer sans renoncer, de repenser sans détruire, d’avancer sans reculer. Elle propose de réinventer notre rapport aux autres, aux objets, aux transports, bref, à notre quotidien. Cette révolution douce en faveur d’une sobriété heureuse dessine notre nouveau lendemain. Elle réinvente nos liens, replace la solidarité en son centre et remet l’essentiel au cœur du visible : les moments, les paysages, les ressources ; elle replace la protection de l’humain et de la planète au centre des systèmes.
Individuelle ou comportementale, matérielle ou numérique mais également énergétique et surtout collective : la sobriété se loge dans de nombreuses facettes de notre quotidien. C’est à travers l’exploration de toutes ces typologies de sobriété, qui nourrissent la révolution douce, que le Jour de la Terre entend fédérer derrière des actions concrètes et une mise en lien d’acteur-ices engagé-es pour faire société et agir à toutes les échelles nécessaires.
La sobriété comportementale se glisse dans nos habitudes quotidiennes
La sobriété comportementale, ou individuelle, se présente comme le premier jalon à questionner, à comprendre et adopter afin d’adapter nos modes de faire et d’être, aux limites planétaires. La sobriété comportementale se glisse dans nos gestes quotidiens, dans nos petites habitudes de vie qu’on ne voit même plus. Cuisiner des légumes de saison et locaux, limiter le gaspillage et trier nos déchets mais aussi repenser nos modes de déplacements, nos loisirs ou même veiller à l’utilisation de produits d’entretiens moins toxiques… Nombreux sont ces petits gestes qui nous permettent de glisser vers une manière d’être et de vivre plus sobrement.
La sobriété matérielle se réfugie dans nos usages
La sobriété matérielle et numérique suppose une adaptation de notre rapport aux objets mais également de notre utilisation du numérique. La question est fondamentale aujourd’hui, plus que jamais, car le numérique fait de plus en plus partie de nos vies, et, pour les plus jeunes qui sont né-es avec : il est difficile d’imaginer la vie sans. La sobriété matérielle et numérique se réfugie dans nos usages quotidiens. Trier ses mails pour moins stocker, allonger la durée de vie de nos appareils électroniques, maîtriser ses usages numériques, favoriser la réparation, le réemploi et la location ou même simplement réduire ses achats à des choses foncièrement utiles… Nombreux sont ces gestes de consommation qui nous permettent de nous détacher de la possession et d’un modèle qui épuise nos ressources, pour s’orienter vers une mise en commun et un sens du collectif.
La sobriété énergétique se focalise sur nos logements
La sobriété énergétique nous recentre sur notre logement, nous pose la question de comment nous vivons et comment nous concevons notre rapport à l’énergie, qu’elle soit fioul, gaz, électricité et/ou biomasse. Généralement réduite à une simple facture, l’énergie soulève de nombreuses questions souvent oubliées : provenance, mode de production, approvisionnement mais également la problématique des usages. La sobriété énergétique concerne directement notre logement, et nos usages pour vivre : le chauffage, la cuisine, le travail, l’hygiène mais également les loisirs. Éteindre les multiprises, choisir des appareils économes en énergie, éviter de trop chauffer, limiter l’utilisation de la climatisation, éteindre les appareils en veille, remplacer ses ampoules par des LED… Nombreux sont ces petits gestes énergétiques qu’on sous-estime largement, qui agissent à la fois sur nos factures comme sur notre empreinte carbone et qui agissent à leur échelle pour une meilleure conservation des ressources.
La sobriété collective nous unit dans un système humain
Il serait inconcevable de faire peser la balance de la sobriété sur les individus uniquement. Il est plus que jamais nécessaire de revoir notre approche individualiste, trop autocentrée pour voir le monde autrement. Il est désormais temps de faire société, de faire collectif pour atteindre ensemble une trajectoire vertueuse en faveur de l’humain, de la planète et de la protection des ressources. C’est ce que l’on nomme sobriété collective : c’est la réorganisation de notre système, de notre société pour faire ensemble et faire mieux en faveur d’un bonheur collectif et durable. Pour ce faire, il incombe à l’Etat et aux institutions la nécessité de faire évoluer les pratiques, les lois et réglementations en faveur d’un nouveau lendemain, afin d’impulser une vraie transition écologique désirable, en accord avec les trajectoires de préservation définies. L’action collective est la seule et unique réponse à un modèle sociétal insoutenable qui compromet la garantie des générations actuelles et futures à un avenir viable, juste et durable.
Fédérer à Marseille : le partenariat avec les 72h de l’écologie (24-26 avril)
Cette année à Marseille et Aubagne, le Jour de la Terre s’associe à la Cité des Transitions pour faire briller la sobriété sur notre territoire. Du 24 au 26 avril, les 72h de l’écologie célèbrent les transitions écologiques et sociales grâce à de nombreux événements ouverts à toutes et tous, organisés par les associations locales, entreprises de l’ESS, collectifs citoyens et institutions. Retrouvez des conférences inspirantes, ateliers participatifs, visites insolites, expériences immersives qui feront le pont cette année entre transition et sobriété.
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