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FRANCE

Réduire les émissions et valoriser les résidus organiques en viticulture : Mati’air 


Le projet Mati’Air, financé par l’ADEME accompagne les agriculteur·rice·s de Provence-Alpes-Côte d’Azur dans l’expérimentation de pratiques agricoles durables.  L’objectif : améliorer la qualité de l’air tout en valorisant localement les déchets organiques. 

 

Vers des pratiques agricoles durables et une meilleure qualité de l’air en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Contexte

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur dépasse les nouvelles limites de l’OMS pour les particules fines en suspension (PM2.5, PM10) et l’ozone. En effet, l’agriculture régionale est responsable de 85% des émissions d’ammoniac et la pratique de brûlage à l’air libre des résidus de culture est répandue sur le territoire. La nécessité pour les exploitations agricoles de s’adapter aux évolutions du climat est déjà une réalité en Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2024, le tri et la valorisation des biodéchets ont été généralisés en région. L’enjeu étant d’exploiter un gisement potentiel de 450 000 tonnes de biodéchets alimentaires, idéalement au plus près de leur source, afin de limiter autant que possible les impacts liés au transport.

Depuis 2017, l’Inter-Réseau Agriculture Énergie Environnement (IRA2E) accompagne les agriculteurs et les agricultrices de PACA afin de réduire les émissions de polluants atmosphériques (PM2.5 et PM10 et NH3) au travers des chantiers de broyage des résidus agricoles et des pratiques substituant les engrais azotés notamment par l’apport de compost. 

Mati’Air s’inscrit dans cette dynamique et fait partie des initiatives (AAP ADEME Agriq’Air, PPA) qui ont permis d’approfondir nos connaissances sur les différentes voies de valorisation des matières organiques agricoles, en particulier le retour au sol. Elles ont contribué à encourager l’évitement du brûlage à l’air libre et  expérimenter certaines pratiques d’adaptation à la crise climatique, notamment :

  • les alternatives au brûlage à l’air libre des résidus de viticulture
  • le développement de l’usage de compost local

Les travaux menés autour de l’amélioration de la qualité de l’air montrent des effets positifs sur l’ensemble du système agricole et territorial : 

  • diminution des polluants atmosphériques, 
  • amélioration de la qualité des sols (vie du sol, rétention hydrique, augmentation du taux de carbone et de la matière organique), 
  • amélioration des performances économiques des exploitations, 
  • collaborations territoriales…

L’opportunité d’un virage agricole bénéfique pour tous·tes

Enjeux

Face à l’épuisement des sols méditerranéens, à l’intensification des sécheresses et aux dépassements réguliers des seuils de pollution atmosphérique recommandés par l’OMS, l’agriculture régionale se trouve à la croisée des chemins. Le recours massif aux engrais azotés de synthèse, le brûlage à l’air libre des résidus agricoles ou encore l’absence d’apports organiques fragilisent les écosystèmes, nuisent à la santé publique et compromettent l’avenir de la profession.

Or, les solutions existent : substituer les engrais chimiques par du compost local, valoriser les déchets viticoles au lieu de les brûler, structurer des filières énergétiques ou biosourcées à partir de ces résidus… autant de pistes à explorer collectivement pour inventer une agriculture plus sobre, plus circulaire, plus coopérative. Mais encore faut-il lever les freins : techniques, économiques, logistiques, sociaux. 

Avec Mati’Air, l’ambition est claire : réduire les émissions agricoles à la source, revitaliser les sols, et faire émerger une dynamique territoriale où les déchets des un·e·s deviennent les ressources des autres. En s’appuyant sur des chantiers pilotes et des alliances locales solides, le projet vise à créer les conditions d’une transition agricole concrète, reproductible, et surtout désirable.

    Respirer mieux, cultiver autrement : la transition agricole s’ancre dans le sud-ouest

    Solutions & objectifs du projet

    Le constat est clair : pour transformer le système, il ne suffit pas d’informer, il faut expérimenter, démontrer, accompagner, et structurer des filières alternatives. C’est dans cet esprit que le projet Mati’Air est né.

    Un mot d’ordre : réduire les émissions agricoles à la source et faire des déchets une ressource et enclencher une transformation profonde, pragmatique et coopérative du modèle agricole régional.

    Le projet se déploie à travers quatre axes complémentaires, chacun ancré dans des chantiers pilotes : expérimenter l’usage de composts alimentaires sur des parcelles viticoles, valoriser les déchets de pépinières en matériaux ou bioénergies, accompagner le broyage et le retour au sol des bois d’arrachage, et structurer une filière biomasse locale en lien avec les chaufferies du territoire. À chaque étape : des suivis agronomiques, des rencontres avec les professionnel·le·s ainsi que des échanges inter-filières.

    Mati’Air, a aussi pour volonté d’insuffler une dynamique collective, notamment pour renforcer compétences de toutes celles et ceux qui participent à cette transition et de produire des références concrètes, crédibles, transmissibles. Ce projet s’appuie sur les acquis des expérimentations passées, tout en ouvrant la voie à de nouvelles alliances autour d’un modèle agricole résilient, circulaire et aligné avec les enjeux climatiques et sanitaires du territoire.

    Un projet pensé pour et avec les exploitations agricoles

    Bénéficiaires

    Au cœur du projet Mati’Air, ce sont avant tout des femmes et des hommes de terrain, agriculteur·rice·s, technicien·ne·s, élu·e·s et opérateur·rice·s de filières, qui expérimentent, adaptent et portent les transformations à venir. Le projet s’adresse directement à celles et ceux qui, au quotidien, cultivent, compostent, broient, valorisent, et prennent soin du vivant. En accompagnant les exploitations agricoles et les structures locales, Mati’Air soutient un changement de pratiques concrètes, ancré dans les réalités des territoires et pensé avec celles et ceux qui les font vivre.

    • Exploitations viticoles volontaires
    • Producteur·rice·s de compost et plateformes de traitement
    • Collectivités territoriales, centrales biomasse, pépiniéristes

      Un consortium local, proche des dynamiques et des enjeux locaux

      Partenaires techniques

      Porteur principal

      Le projet est porté par IRA2E et coordonné par le Geres. Il mobilise un consortium solide :

      • Chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse
      • Les Alchimistes Côte d’Azur (acteur local du compostage)
      • Collectivités et acteurs institutionnels comme l’ADEME

       

      Soutiens financiers

      Projet financé par l’ADEME dans le cadre de l’appel à projet AgriQAir 2023.

       

      Ressources

      Découvrez les fiches à propos de la valorisation par retour au sol ou production d’énergie des broyats

      Télécharger la fiche

      Découvrez les bonnes pratiques des agriculteurs et des agricultrices en alternative au brûlage à l’air libre des résidus agricoles

      Contactez l’équipe projet

      Amélie Himpens

      Chargée de projets biomasse énergie agriculture territoire climat

      Amandine LEBRUN

      Chargée de projet biomasse énergie acceptabilité et territoire

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