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7 décembre 2020

La Sobriété numérique en entreprise : éclairages et bonnes pratiques

Le numérique est responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. D’après l’ADEME, la forte croissance de nos usages devrait doubler cette empreinte carbone d’ici 2025. Afin de contribuer à une société plus juste et durable, il est indispensable de se saisir de cette problématique chez soi, mais également au travail.

Temps de lecture : 5 minutes.

« 45 millions de serveurs internet au niveau mondial », « 800 millions d’équipements réseaux », « 15 milliards d’objets connectés en 2018″… Les chiffres sont étourdissants et pourtant, voilà ce que représente la galaxie du numérique de nos jours.

Les impacts du numérique sur le climat, un bilan carbone grandissant

En France, l’ADEME nous dit que 89% des français utilisent internet dont 80%, tous les jours avec une moyenne de 18h par semaine.

La galaxie du numérique, ce sont donc les réseaux de communication, les data centers, terminaux et équipements que nous utilisons au quotidien. Quant au terme sobriété, il induit ici de prioriser les besoins et les services essentiels dans les usages individuels et collectifs.

On ne l’aurait sans doute pas cru il y a quelques années et pourtant l’Ademe nous le confirme : « Plus on miniaturise et complexifie les composants, plus on alourdit leur impact sur l’environnement ». Pourquoi ?

« En moyenne, il faut mobiliser de 50 à 350 fois leur poids en matières pour produire des appareils électriques à forte composante électronique.» (Source : ADEME)

C’est tout simplement vertigineux. Car en effet, produire des composants nécessite de l’énergie, des traitements chimiques et beaucoup de métaux rares. L’ADEME parle notamment du tantale, très utilisé pour les téléphones, l’indium, exploité pour les écrans plats. Bref, créer toujours plus de téléphones, revient donc à toujours plus épuiser les minerais précieux dont dispose notre planète.

Les gestes de la sobriété numérique en entreprise

Et comme on le sait aujourd’hui avec l’obsolescence programmée, le cycle de vie d’un appareil numérique est relativement court : 3 ou 5 voire 10 ans maximum (si nous avons été très précautionneux).

Aussi, pour remédier au problème, on peut notamment opter pour le reconditionnement, ce qui nous permet d’économiser les matières premières. L’important, c’est de penser longévité et sobriété.

Consommer moins, pour vivre mieux : l’enjeu de la sobriété numérique

Selon l’association Negawatt, la sobriété numérique revient à se passer de services ou de biens non essentiels. Pour ce faire, l’organisme mentionne trois leviers : la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

La sobriété revient ici à questionner nos besoins en énergie et à faire moins, l’efficacité énergétique repose sur le fait d’avoir autant mais avec moins d’énergie et les énergies renouvelables remplaceraient quant à elles des énergies qui émettent des gaz à effet de serre par des énergies bas carbone.

« Le saviez-vous ? 15 000 km, c’est la distance moyenne parcourue par une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web). »

Pour aller plus loin, nous pouvons inverser la tendance via ces 3 types de sobriété :

  • La sobriété dimensionnelle : ce qui signifie réduire la taille des équipements (opter pour une télévision plus petite par exemple, un ordinateur adapté à son usage…). En effet, ici avec un appareil un peu plus petit mais doté d’une technologie équivalente, nous aurons besoin de moins de matières premières.
  • La sobriété d’usage : là, on essaye d’utiliser tout simplement moins ou mieux nos équipements. Comment ? En essayant de réduire l’envoi de nos mails quand on le peut, en limitant l’ouverture de nos programmes et onglets, en éteignant notre ordinateur quand nous ne l’utilisons plus et si c’est possible, en fermant l’interrupteur d’alimentation de la box.
  • La sobriété coopérative : ici, on parle des mécanismes que l’on peut mettre en place à l’échelle d’une société pour mutualiser certains équipements pour éviter de consommer trop d’énergie.
smartphone sobriété numérique

Quelle répartition de l’empreinte carbone du numérique au bureau ?

Dans son guide « la face cachée du numérique « , l’ADEME nous montre par exemple que les équipements des consommateurs et consommatrices représentent 47% de l’empreinte carbone, les data centers correspondent à 25% de l’empreinte carbone et les infrastructures réseau à 28%.

Parmi les data centers notamment, le stockage des données se fait de plus en plus dans le « cloud » (nuage). Mais derrière ce mot un brin poétique, se trouvent en fait les réseaux, les serveurs, unités de stockage. En entreprise, selon les cas, nous y laissons souvent nos vidéos, photos, fichiers. Mais ce n’est pas sans conséquence : à chaque stockage, un aller-retour se produit entre utilisateur et serveurs. Et à la fin, ça pèse sur l’empreinte carbone.

Notre conseil :  dans la mesure du possible, stocker et utiliser le maximum de vos données localement (disque dur, serveur interne et ne stocker que l’indispensable sur le Cloud).

Enfin, l’ADEME nous indique que les équipements numériques représentent 47% de l’empreinte carbone. Revenons sur ce chiffre évocateur…

« 47%, c’est quasiment la moitié de l’empreinte carbone du numérique ».

C’est énorme. Auquel cas, il est donc important que, d’une part l’entreprise prenne les choses en main et mutualise les équipements et d’autre part, que le collaborateur s’assure de la longévité et le bon usage de ses appareils.

Car oui, nous pouvons bien sûr agir à titre individuel ou participer à inverser la tendance et ainsi montrer l’exemple à toute l’entreprise ! Il suffit d’avoir les bonnes clés en main pour proposer des pistes d’action et les faire adhérer au bureau…

nettoyer sa boite mail

Top 3 des gestes à faire adopter aux collègues

1) Nettoyer et optimiser sa boite mail, c’est facile et ce sont des émissions de CO2 en moins.

Pourquoi ? Car l’envoi d’un mail, c’est déjà tout un cycle avec beaucoup d’intermédiaires : le message arrive dans le réseau local de notre internet, ensuite au data center de notre fournisseur d’accès, est réceptionné, traité et stocké sur des serveurs avant d’être envoyé cette fois-ci sur le data center de notre destinataire et qui à son tour traitera le message et décidera oui ou non de le stocker.

Pour optimiser votre boite mail, plusieurs solutions tirées du (super) guide de l’ADEME « éco-responsable au bureau » : ciblez les destinataires, nettoyez vos listes de diffusion et supprimez les pièces jointes d’un message auquel vous répondez.

Ensuite, pensez à optimiser la taille des fichiers que vous transmettez et optez quand cela est possible à de la basse définition. Si vous voulez placer un logo dans votre signature par exemple, transformez le texte et le logo en une seule image basse définition.

Enfin, préférez des sites de dépôt temporaire plutôt que l’envoi en pièce jointe, surtout lorsqu’il y a plusieurs destinataires : les données seront effacées plusieurs jours après. Et pour les fichiers les plus lourds, la clé USB reste idéale.

Je veux en savoir plus, je m’engage à nettoyer ma boite mail.

2) Remplacer son téléphone professionnel par un modèle reconditionné

Comme évoqué précédemment, le reconditionnement accroit la durée de vie du téléphone, limite la consommation d’énergie et de matières premières, ainsi que la production de déchets.

Comment ça marche ? Après avoir nettoyé et réparé votre téléphone, on va le remettre sur le marché à moindre coût et en très bon état avec en prime une garantie de 2 ans. Alors n’hésitons pas à demander à notre direction un téléphone reconditionné. Plus économique et plus écologique, votre patron ne dira pas non !

Je veux en savoir plus, je m’engage à inciter ma direction à acheter plus de produits reconditionnés.

3) Utiliser un moteur de recherche éco-responsable

Saviez-vous qu’en moyenne, en France, nos recherches sur internet pèsent 9,9kg de CO2 par personne et par an ? Ce qui équivaut à 300 000 tonnes si l’on prend l’ensemble des ménages français.

Pour y remédier, on peut essayer de mettre de côté les mastodontes tels que Google, Bing ou encore Yahoo et passer à des moteurs de recherches plus responsables. Et pour cause, il en existe plein : Qwant (pour respecter votre vie privée), ecosia (pour planter des arbres à travers le monde) ou encore Lilo, pour des initiatives de solidarité sur-mesure.

Je veux en savoir plus, je m’engage à utiliser un moteur de recherche éco-responsable

    Pour aller plus loin, consultez nos sources :

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